La Tour de Moron

Vendredi 25 mars 2022 176 Km

Après deux échecs cuisant, une fois en duo, l’autre fois en solo, avec notre 1200 GSA, je me lance à nouveau à l’assaut de la Tour de Moron. La veille j’ai bidouillé pour ajouter des fonds de carte plus adaptées aux pistouilles à Basecamp et mon fidèle GPS Navigator (en un seul mot même si parfois je trouve qu’il navigue à tord ) .
J’ai équipé mon vaillant destrier d’une sacoche souple piquée sur mon vélo, plus la sacoche de réservoir, cela devrait suffire pour emporter mon casse-croûte et un appareil photo.
Départ vers 10h, y a pas le feu au lac, si je ne jardinne pas trop, je devrais atteindre mon objectif pour l’apéro . Quelques litres de ce précieux liquide qui permet de faire pétarader nos mopettes et hop roulez jeunesse.
Première émotion la traversée d’Hérimoncourt, qui a du s’inspirer du sketch de Raymond Devos pour établir son nouveau plan de circulation ! Des sens interdits partout, je n’ai rien compris .
Quelques minutes plus tard je franchissais la frontière sans encombre et surtout sans contrôle . À partir de là, vigilance accrue pour éviter de se faire embarquer sur l’autoroute, car je n’ai pas de vignette et pour repérer les radars, j’ai déjà donné à deux reprises .
Traversée de Porrentruy (ville au combien cochonne ) un peu tortueuse, merci mon GPS, puis de belles routes, montée d’une partie des Rangiers, la Caquerelle sans oublier les Gorges du Pichoux.Cette fois me voici à la fin de l’asphalte, à nous la piste. Calmos pour commencer, puis un peu plus caillouteuse. Quelques hésitations car côté GPS, c’est la grande brasse, il me reste bien les panneaux, mais ils semblent plus s’adresser aux valeureux marcheurs qu’aux clanpins en deux roues motorisées.Oups, cette fois la pente est sévère et bien entendu le chemin, sur une bonne centaine de mètres, peut-être plus, est plein d’embûches, ravines et grosses pierres, j’adore .
Ni une ni deux je me lance, enfin je monte gentiment juste assez vite pour ne pas reculer, à mi pente, je lève la tête et là, stupéfaction, je m’aperçois qu’un paysan est en train d’épandre un produit qui forme un épais nuage, poussé par le vent sur le haut du chemin. Damned, je n’ai aucune envie d’être aspergé par le purin suisse, je stop, problème, le tracteur a fini son épandage, il rejoint le chemin dans le sens de la descente et pas question de se croiser dans la pente, c’est trop étroit. Flûte, impossible de faire demi tour, il ne reste plus que la marche arrière, je n’en mène pas large, la roue avant totalement délestée dérape, bon je me console en m’imaginant dans la même situation avec 50Kg de plus, pour le coup je ne regrette pas la GSA. Dès que la piste s’élargit je me colle complètement sur le côté, le tracteur et son imposante remorque citerne peuvent ainsi me libérer le passage.
Je reprends mes esprits et je repars à l’assaut de cette grimpette, que je finirai par franchir sans trop de frayeur. Encore quelques hésitations, il y a de nombreux chemins qui relient des fermes d’altitude, pas facile de s’y retrouver. Mais le but approche, j’aperçois enfin la tour au loin, cette fois ce sera la bonne .Magnifique édifice construit par des apprentis maçons à partir de 2000 et inauguré en 2004. À 1336m d’altitude, la hauteur de la tour est de 29,97m, 209 marches pour découvrir depuis la plate-forme panoramique les Vosges, le Jura et les Alpes par temps clair, ce qui n’était pas le cas ce vendredi 25 mars 2022, très beau temps mais légèrement brumeux.Au pied, tables de pic-nic, bbq et même des toilettes. What else .
Retour par les Gorges du Pichoux, dans l’autre sens, puis après la Caquerelle, je pique sur Saint-Ursanne, en empruntant la route de la course de côte des Rangiers, en descendant, mais quel billard